Nos pensées broyées dans d’intenses tourbillons
Étrangers l’un pour l’autre, nos sens en dérive
Prenons du recul et rangeons les ardillons
Trouvons un chemin, sans que la haine n’arrive
Nos jeux de douleur, transformés en vérité
Plus rien à partager, codétenus à vie
Nos âmes corrodées par l’agressivité
Trouvons un chemin, engageons notre survie
Notre amour au départ se voulait pour toujours
Enfermé en cage, sans appel de détresse
Ici la fin, ligne d’arrivée sans détour
Trouvons un chemin, pour conserver la tendresse
Bonjour. J’ai senti quelque chose de très vrai, presque à vif, dans votre poème… avec cette douleur contenue qui traverse chaque vers. « Trouvons un chemin » revient comme une main tendue, malgré tout ce qui a été abîmé. Et cette dernière idée de conserver la tendresse, même lorsque tout semble fini, me paraît profondément salvatrice. C’est sans doute ce qui m’a le plus touché. Merci de nous avoir partagé ces mots avec autant de sincérité. Bon jeudi 🙂
La poésie, pour être crédible, ne doit pas juste aligner des mots plus ou moins compliqués. Elle doit sortir des tripes et donc, inévitablement, être un fragment de son auteur, qu’il soit douloureux ou non.
Et oui, comme vous le dites si bien, l’idée que même à l’issue d’une rude bataille il faut aider les blessés est effectivement salvateur. Et la tendresse reste toujours une part de l’Amour, avec juste une intensité plus douce.
Merci pour ce commentaire.
Je ne pourrai rien dire de mieux que les commentaires de ManacheP qui sont toujours très pertinents et d’une grande sensibilité. Merci belle journée 🌅
Je ne pourrai
J’aime ce poème
Je ne savais pas ce que voulait dire le mot ardillon ; il m’a fait penser à « raidillon » ce petit chemin , ce sentier en pente très raide.
Je ne suis pas anonyme mais jamadrou
C’est malheureusement plus sournois qu’un simple chemin…
Merci pour votre commentaire Jamadrou