Entrer dans ce lieu
Où toute vie semble absente
Envie de hurler
Que je suis vivant
Que jamais je ne reviendrai
Pourtant eux aussi sont vivants
Ils ont aimé de passion
Ont vu le bonheur
Ont hurlé leurs colères
Envie de pleurer
Pour ces yeux sans expression
Pour ces bouches sans voix
Pourtant un jour je serai avec eux
Un jour je n’aurai plus goût à rien
Un jour mais pas maintenant
Ce texte dit la peur de celui qui entre, et certainement pas la réalité de ceux qui y travaillent.
Merci aux personnels des maisons de retraite qui, chaque jour, gardent de la vie là où un visiteur n’en voit plus toujours.