J’avance, prisonnier, soumis depuis toujours.
Sculptées par le vent froid, des brumes me retiennent.
Elles sont geôlières, laçant mon esprit.
J’avance, forcé, contraint au long du chemin
Issus de la terre, des remparts me contiennent.
Ils sont guetteurs, qui gênent ma perception.
J’avance, résigné, repoussant le fardeau.
Forgés dans le feu, des fers toujours me contraignent.
Ils sont cerbères, gardiens de tous mes désirs.
J’avance, rompu, otage du flot montant.
Cachées dans le ressac, des mélodies m’étreignent.
Elles sont sirènes, pliant ma volonté.
J’avance, depuis l’enfance, sans me lever.
Saurais-je une fois me retourner sans regret ?
J’avance, jour après jour, chemin convulsé.
Saurais-je une fois me demander où je vais ?
J’avance, encore, dans cette file sans fin.
Saurais-je une fois crier à tous mon refus ?
J’avance, toujours, sur le sentier balisé.
Saurais-je une fois renoncer à ma prison ?
Oui, c’est possible … C’est dans l’ombre que se cache la lumière !!!
Merci Brigitte
Continues tu es sur la bonne voie tu es plus fort que tu ne le penses